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Eléments généraux :
Genre : Drame écologique
Réalisé par: Jean Jacques ANNAUD
Musique : Philippe Sarde
Photographie : Philippe Rousselot
Avec les ours: Bart et Youk,les acteurs Tchéky Karyo,
Jack Wallace, André Lacombe ...
Durée : 1h 40mn
Année de production : 1988 FRANCE
Lieux de tournage Etas-Unis
Film pour enfants, adolescents et adultes
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LE REALISATEUR
: Jean Jacques ANNAUD
C'est en 1977 que Jean-Jacques Annaud réalise son premier
long-métrage : Noirs et Blancs en couleurs est couronné
de l'Oscar du Meilleur Film Etranger mais est un échec
commercial. En 1978, Coup de tête, avec Patrick Dewaere,
est en revanche un vrai succès public, mais c'est le
film muet sur la préhistoire La Guerre du feu, trois
ans plus tard, qui consacre le cinéaste au niveau international
et pose la première pierre d'un cinéma de défi,
régulièrement en rapport avec la nature.
En 1988, il dirige Sean Connery dans Le Nom de la rose d'après
le roman d'Umberto Eco. Trois ans plus tard, Annaud triomphe
avec L'Ours, hymne à la nature et à l'animal qui
lui vaut des louanges partout dans le monde. Après l'adaptation
du roman de Marguerite Duras L'Amant, le cinéaste fait
sensation en 1996 en réalisant le moyen-métrage
expérimental Les Ailes du courage avec, une première
en France, le procédé en relief IMAX 3D. C'est
la toute première fois que cette technologie est utilisée
pour un film de fiction.
Baroudeur toujours avide de découvertes, Jean-Jacques
Annaud part au bout du monde avec Brad Pitt en 1996 pour Sept
ans au Tibet. Quatre ans plus tard, il s'essaye au film de guerre
avec Stalingrad, long-métrage basé sur la bataille
du même nom et porté par Jude Law. En 2004, il
revient à l'aventure animalière avec Deux frères,
où l'incroyable destin de deux frères tigres séparés
à l'enfance.
Comme dans tous ses films, l’auteur raconte l’histoire
par le regard d’un de ses personnages. Des noirs d’Afrique
dans "la victoire en chantant" aux tigres de "deux
frères" en passant par le novice du "nom de
la rose", ce principe lui permet de créer le ton
qui correspond à celui qui raconte, qui voit et cela
donne au film une subjectivité bien particulière.
C’est ce qui fait la différence des films de Jean-Jacques
Annaud. (C’est aussi une méthode utilisée
fréquemment par Martin Scorcese et Clint Eastwood).
Comme toujours, les commentaires du réalisateur sont
particulièrement documentés, judicieux et instructifs.
Ici, comme nous sommes en présence d’animaux, l’auteur
utilise l’effet Koulechov pour assurer le lien des différentes
scènes et nous explique, pendant la projection, quand
et pourquoi il utilise se procédé.
L’effet Koulechov consiste à filmer un personnage
(ici des animaux) sans expression particulière et de
l’insérer entre des plans qui inspirent la peur,
la colère ou le rire (peu importe). La juxtaposition
des plans fera que le spectateur attribuera au personnage filmé
sans expression, les sentiments liés aux autres plans
de la scène.
Pour le film, plusieurs ours adultes et plusieurs oursons ont
été utilisés. Mais le spectateur n’y
voit que du feu… là, c’est un autre effet
qui est utilisé.
Dès le début de sa carrière, Jean-Jacques
Annaud a reçu un oscar à Hollywood avec la Guerre
du feu, en 1983. Il est depuis le réalisateur français
dont les films ont eu le plus de succès aux Etats-Unis
et dans le monde. Deux ans après l'Amant, il termine
Wings of Courage, le premier film de fiction en Imax 3 dimensions
et réalisera, cette année, Mistress of the Sea,
l'histoire véritable de la plus grande femme pirate,
qui vécut au XVIIIe siècle.
Index Ciné-Club
http:/www.jjannaud.com
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