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SYNOPSIS :
Ce film plonge le spectateur dans un monde inquiétant
et burlesque, proche de la bande-dessinée. Des personnages
sont en même temps atypiques et terriblement proches ….
Un chef d’œuvre d’humour noir et de poésie
franchouillard !
Le boucher procure une viande qui provient on ne sait d'où
alors que des crimes ont lieu dans l'immeuble et le clown fournit
une musique sur scie musicale…
Une hypothèse , à laquelle la plupart des aspects
du film s'accordent : tout est vu à travers le regard
de deux enfants de sept ans ; regard à la fois horrifié
et narquois sur le monde des adultes et des Français
en particulier, monde louche, clos, repoussant de laideur et
de saleté, jusqu'à ce qu'un artiste venu d'ailleurs,
du cirque ou du music hall, y fasse entrer la fantaisie et n'y
réveille une petite princesse qui joue du violoncelle.
Farceurs , ces enfants appréhendent le monde qui les
structure à partir des contes les plus archaïques
et les plus permanents : l'Ogre, le Loup (qui mange le Grand'mère),
la légende de Saint Nicolas et de saloir . Le boucher
qui aiguise d'énormes couteaux et roule ses yeux blancs
joue dans cet univers fantasmatique le rôle central d'un
ordonnateur. Heureusement, un clown (au chômage technique
parce qu'on a mangé son singe savant), soulève
un vent salutaire de fraîcheur et d'innocence au pays
des cannibales, au point que la timide (et myope!) fille du
boucher se mettra en quatre pour lui éviter le hachoir
de papa...
Le film se situe n'importe où et n'importe quand, les
rêves n'ont pas d'âge et nous entrons dans une logique
onirique. Vu du dehors, l'immeuble vétuste de ce no man's
land présente la silhouette menaçante d'un pays
d'où nul ne revient. Cependant la télévision
en noir et blanc, l'émission " La Piste aux étoiles"
évoquent bien des années 60.
Une fois les méchants punis, comme il se doit, par
eux-mêmes, paliers et cloisons effondrés sous les
déluges purificateurs d'une chasse d'eau surréaliste,
les élus se retrouvent sur le toit, en plein ciel : Une
rencontre hors du temps et de l'espace s'accomplit à
la faveur de la musique dans le duo inattendu d'un violoncelle
et d'une scie musicale : LA grâce !
Servis par des « gueules » du cinéma français
(Jean-Claude Dreyfus, Dominique Pinon, Rufus, Ticky Holgado).
Caro et Jeunet jettent dans ce film les bases d'un univers à
la fois glauque et poétique qui s'affinera au fur et
à mesure de leur filmographie (La Cité des enfants
perdus, Alien resurrection, Amélie Poulain).
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LE REALISATEUR
: Marc Caro et Jean-pierre Jeunet
Si l'on parcourt le paysage cinématographique français
des vingt
dernières années, le « couple » Caro
et Jeunet ( http://jeunetcaro.online.fr ), apparaît de
toute évidence comme l'un des plus inventifs de sa génération.
En effet, le succès d'un film tel que Delicatessen et
- dans une moindre mesure - de La Cité des enfants perdus
prouve à quel point leur univers, mêlant noirceur
et poésie, a pu trouver chez le public un écho
sensible et bienveillant.
Enfants de l'après-guerre, les deux complices se sont
rencontrés dans les années 70 à l'occasion
du Festival d'animation d'Annecy. Marc Caro publiait alors régulièrement
ses bandes dessinées à l'atmosphère volontiers
morbide dans des revues telles que Métal hurlant, Fluide
glacial ou L'Echo des savanes, tandis que Jean-Pierre Jeunet
étudiait les techniques de l'animation auprès
des studios Cinémation. Ces deux univers alternatifs
semblaient alors faits pour se rencontrer, et après quelques
publications en commun - notamment des monographies sur Tex
Avery, Jacques Rouxel (créateur des Shadoks) ou encore
les frères Fleischer (créateurs de Betty Boop
et de Popeye) -, leur collaboration cinématographique
se concrétise par la réalisation de L'Evasion
en 1978, puis du Manège en 1979 - deux courts métrages
d'animation dans lesquels Jeunet met en scène les «
créatures » imaginées par Caro. Déjà
à travers ces deux histoires courtes s'affirme l'univers
sombre et inquiétant que l'on retrouvera dans bon nombre
de leurs films suivants, notamment dans Le Bunker de la dernière
rafale qu'ils coréalisent en 1981, empreint de l'esthétique
expressionniste et de la culture punk chère aux années
80.
Les œuvres qui succéderont à ce film s'inscriront
dans un registre beaucoup plus léger et poétique,
privilégiant un vocabulaire toujours plus visuel. Cette
période s'ouvre avec Pas de repos pour Billy Brakko en
1983, adaptation par Jeunet d'une bande dessinée de Caro,
puis les deux compères prendront ensuite un peu d'écart,
Caro s'orientant vers la vidéo avec des génériques
d'émissions de télévision et quelques films
de danse pour Régine Chopinot et son Ballet Atlantique,
tandis que Jeunet se consacrera essentiellement à la
réalisation de clips, notamment pour Julien Clerc et
Etienne Daho.
Six ans plus tard, en 1989, Jean-Pierre Jeunet réalise
seul Foutaises, dont le succès et les multiples récompenses
(prix du public, prix Jacques-Tati et prix de la presse au Festival
de Clermont-Ferrand, prix du public au Festival d'Alès,
César du court métrage, etc.) viendront consacrer
son talent de court métragiste, et lui ouvrir les portes
du long métrage. En effet, deux ans plus tard, il retrouvera
Marc Caro pour coréaliser le mémorable Delicatessen.
Puis ce sera La Cité des enfants perdus en 1995 qui malgré
un succès plus mitigé n'en demeure pas moins un
chef-d'œuvre d'inventions visuelles et techniques. Enfin,
Jeunet s'envole en solitaire vers les Etats-Unis pour réaliser
Alien, la résurrection, expérience aussi difficile
que passionnante, dans laquelle il a su tirer son épingle
du jeu et déjouer les rouages de la machine hollywoodienne
au profit des noirceurs labyrinthiques de son imaginaire. Enfin
Jean-Pierre Jeunet commence le millénaire avec un succès
planétaire : "Le Fabuleux Destin d'Amélie
Poulain", co-écrit avec Guillaume Laurant, qui avait
déjà signé les dialogues additionnels de
"La Cité des Enfants Perdus" ainsi que le scénario
de "Un samedi sur la Terre" (de Diane Bertrand, femme
à la ville de JPJ). Pour le moment, Jeunet n'a aucun
projet précis mais souhaite continuer à réaliser
en France...
FILMOGRAPHIE
L'Evasion, 1978, 35 mm, couleur, 715, animation.
Le Manège, 1979, 35 mm, couleur, 1010, animation.
Le Bunker de la dernière rafale, 1981, 35 mm, couleur,
26'30
(coréalisé avec Marc Caro).
Pas de repos pour Billy Brakko, 1983, 35 mm, couleur, 4'40.
La Fille au bas nylon, 1984, clip pour Julien Clerc.
Zoolook, 1984, 5', coréalisé avec Marc Caro, clip
pour Jean-Michel Jarre.
Fantasmagories, 1984, série sur le cinéma d'animation
pour FR3, 8 x 30'.
Tombé pour la France, 1986, clip pour Etienne Daho.
Hélène, 1987, clip pour Julien Clerc.
Souvenez-vous de nous, 1988, clip pour Claudia Phillips.
Foutaises, 1989, 35 mm, noir et blanc, 7 '30.
Delicatessen, 1991, long métrage, coréalisé
avec Marc Caro
http://jeunetcaro.online.fr
La Cité des enfants perdus, 1995, long métrage,
coréalisé avec Marc Caro.
http://jeunetcaro.online.fr
Alien la résurrection, 1997, long métrage.
Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, 2001, long métrage.
www.amelie-lefilm.com
http://jeunetcaro.online.fr/francais/index.html
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